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Restructuration d’un immeuble de bureaux sur voies ferrées
ZAC Pasteur Montparnasse, Paris 14ᵉ/15ᵉ · 2023


01Contexte
L'opération porte sur la restructuration d'un immeuble de bureaux à géométrie courbe construit directement au-dessus des voies de la Gare Montparnasse. La structure existante est entièrement constituée de voiles béton armé porteurs, dont certains sont traversés d'ouvertures importantes qui leur confèrent un fonctionnement de poutres voilées percées : ils reprennent les charges sur plusieurs niveaux et les transfèrent jusqu'aux appuis posés sur les files de voies ferrées en sous-face. Il n'existe pas d'étage de reprise identifiable — c'est l'ensemble du bâtiment qui assure ce rôle, voile par voile, niveau par niveau. La réhabilitation prévoyait de percer davantage ces voiles et de modifier leur fonctionnement structurel, ce qui rendait l'analyse préalable indispensable et particulièrement délicate.
02Mon rôle
— Analyse approfondie des DOE d'origine (BPE/BETEC) pour reconstituer le fonctionnement réel des voiles percées existants
— Modélisation globale du bâtiment sous Arche Ossature (voiles, planchers, fondations) pour cartographier les redistributions de charges
— Production de 22 Avant-Projets de Démolition individuels : lecture du ferraillage existant, calcul en fonctionnement à l'existant, phasage de recoupement, ferraillage de recoulage (connexions STABOX)
— Dimensionnement des étaiements provisoires par file (HEB 800 / HEA 900, charges 50 T à 100 T par appui, portées 10 à 17 m)
— Tableau comparatif des efforts DDC avant/après démolition pour validation de chaque phase
03Le défi : des voiles percées qui travaillent sur plusieurs niveaux
Le vrai défi de ce projet n'était pas la démolition en elle-même — c'était de comprendre comment ces voiles fonctionnent réellement avant d'y toucher.
Les voiles de la structure ne sont pas des éléments simples : ils sont percés d'ouvertures qui les transforment en poutres voilées travaillant sur plusieurs niveaux simultanément. Ce sont eux qui assurent le transfert des charges depuis les planchers jusqu'aux appuis sur les voies ferrées — sans étage de reprise dédié, sans dispositif intermédiaire identifiable. Le bâtiment est en lui-même sa propre structure de transfert.
Or, la réhabilitation prévoyait de percer encore ces voiles et de modifier leur fonctionnement. Avant de définir la moindre démolition, il a donc fallu mener une analyse structurelle approfondie à partir des DOE d'origine — comprendre comment chaque voile contribue aux transferts de charges, quelles ouvertures existantes sont actives dans ce mécanisme, et ce qu'on pouvait modifier sans déstabiliser l'ensemble.
Cette lecture des DOE, croisée avec la modélisation globale, a permis de hiérarchiser les voiles par criticité, d'adapter le phasage des démolitions en conséquence, et de dimensionner des étaiements provisoires au plus juste — dans un contexte où les voies ferrées actives en sous-face imposaient une tolérance quasi nulle sur les déformations.
04Données clés
— 22 voiles structurels analysés et traités individuellement (V1 à V133, batteries haute et basse)
— Charges provisoires reprises : 50 T à 100 T par appui selon la file
— Sections d'étaiement : HEB 800 ou HEA 900
— Portées d'étaiement : 10 à 17 m
— Niveau de maintien étaiement : NGF 85.32
— Connexions de recoulage : aciers STABOX
— Outil de modélisation globale : Arche Ossature (DDC)
05En images — le projet




Figure 1 - comparaison de DDC
06AP démolition et restructuration des façades – phasage :




